… La station officielle du choc thermique post-Kanuk. “CTPK…Brrrr“.
Archives pour mars 2007

Weak is beautiful
30 mars 2007Se faire botter le cul n’est salutaire que si on tient encore debout. Si on est déjà par terre, ça peut au pire nous briser les reins, au mieux nous casser le cul.

Exorcisme, futilité, résilience
29 mars 2007Bon, j’avoue que mon visage baigné de larmes n’est peut-être pas super réconfortant pour ceux et celles qui me lisent. Scusez.
Ce n’est pas le moment de s’effouarer, surtout dans un contexte blogosphérique où les guerriers de la légèreté tombent comme des mouches. Même les salariés en arrachent.
Je vais donc essayer de ne pas vous aggraver. Alors, para-514s qui contemplez la marée brune d’un air navré, insulaires en larmes aux bras chargés de rouleaux de barbelés et de pelles, voteurs stratégiques doublement bafoués dans vos idéaux… voici :
Une pub sur un amour tragique entre lézards
Un singe trompe-la-mort (l’image est un peu naze.)
La campagne de Geico «so easy, even a Caveman can do it».
Un coup parti, un test pour savoir si vous êtes un Néanderthal.
Finalement, pour les rêveurs blessés dans leur pureté, un pot-pourri de tounes de comédies musicales aux propriétés cicatrisantes.
Ceux qui ne croient pas à ce genre de thérapie, prisonniers d’un héritage judéochrétien qui les astreint à la souffrance expiatoire, peuvent toujours se flageller avec un porc-épic en écoutant ceci en boucle.

Produit d’époque
22 mars 2007
Image via cyberpresse
Hé oui. Il y a des ados, même parmi les plus brillants, qui pensent pouvoir piquer un texte sur le Web et s’en tirer. Difficile de ne pas faire le lien entre cette triste affaire et la culture du plagiat et du moindre effort dans laquelle baignent les étudiants, du primaire à l’université (pour les cliqueux: le 24e). Je serais curieuse d’entendre un prof sur le sujet. Un de nos professeurs blogueurs, peut-être?
Tout récemment, j’étais fâchée qu’une personne aboutisse sur ce blogue en cherchant un «travail sur la Métaphysique des tubes». Quoi? Pas assez vaillant pour lire un roman de 100 pages? Et figurez-vous donc que dans mon cours de Gribouillage Universitaire II, j’ai des points pour l’« originalité » de mes travaux. Comme mon prof nous l’a expliqué, ce critère sert à évaluer, non seulement que mon texte déborde de fantaisie, mais aussi que j’en suis bel et bien l’auteure. Tiens, il pourrait prêter son logiciel de détection des « emprunts » aux Intouchables!
Tout ce contexte socio-hystérique n’excuse évidemment pas la petite plagiaire. À douze ans, on sait très bien que c’est mal de mentir. C’est pourquoi on peut témoigner en cour dès l’âge de raison. Trente ans? Non, les poussinots, généralement sept. Mais je ne la blasterai pas. Parce que quand une personne désire être une auteure reconnue de façon si précoce, si exaltée, si peu scrupuleuse, si pathétique, la destruction de sa crédibilité et son humiliation publique en lieu et place des lauriers escomptés sont des punitions suffisantes.
Si elle veut tellement écrire, elle renaîtra de ses cendres, éventuellement. Est-ce que tu sais, Marie-Pier, qu’être auteure à 22 ans, ça serait aussi pas mal? Les gens oublieront, nous sommes un peuple d’oublieux chroniques, regarde les intentions de vote… Si tu veux vraiment écrire, ne fais juste plus l’erreur de miser sur la gloire rapide et sans efforts. La littérature ce n’est pas la téléréalité. Apprend. Expérimente. Guéris. Grandis. Taille ta plume. (Plume… même si l’expression est désuète depuis très longtemps, elle refuse de disparaître. C’est étonnant. Même à leurs claviers, les gens respectent le fantôme de la mythique plume…)
***
Tout ça est troublant, n’est-ce pas? Même moi qui me considère comme une maniaque du rendre-à-César-ce-qui-lui appartient, je m’aperçois que j’ai emprunté cette image à Radio-Canada sans le dire. Voilà, c’est fait. J’ai de nouveau la conscience blanche comme un ipod ou un mollet de compatriote à cette époque-ci de l’année.
Vous, les bloguailleux, surveillez-vous le respect de votre oeuvre? Pourquoi autoriser le partage de vos textes avec Creative Commons ou, au contraire, les frapper d’un gros ©? Donnez-vous dans le préventif? Vous a-t-on déjà piqué une jolie phrase, réellement distinctive, vôtre jusqu’à la moëlle? Comment vous réagiriez?
Étrange Planète Blogue. Nous jonglons avec des paramètres flous, des subjectivités perso-relativistes, une éthique à construire, une frontière élastique entre le droit, la transparence et la courtoisie. Au-delà du plagiat mot par mot, il y a l’emprunt, l’inspiration, le flou, le ah gadonc c’est ben le fun, le recyclage. Il y a aussi, disons-le, la coincidence, la rencontre des intelligences, la banalité et l’air du temps. Comme disait le sage (après quelques poffes), les chameaux virtuels s’abreuvent aux mêmes oasis.

Enfin des vôtres
20 mars 2007
*
Hier, j’ai reçu un cadeau-de-Noël-en-retard de quelqu’un que j’aime beaucoup. Beaucoup. Un cadeau tout petit, niché dans sa poche comme une promesse de printemps. Une hirondelle? Non, rien de moins qu’un igod immaculé, l’air un peu déçu de se retrouver dans un environnement technologique indigne de lui, mais néanmoins aimable. Là, il m’attend sur la table, lisse, doux et blasé, apparemment ouvert à l’idée d’être bourré de punk, de rétrofranco, d’électro, de podcasts full tendance et d’épisodes de South Park.
Il tombe à point, le petit bidule. Mes moeurs en papier sablé ont bien besoin d’être adoucies par les temps essoufflés qui courent. Il faut juste que je tâche de ne pas me faire happer par une voiture alors que je traverse René-Levesque sans regarder, écoutant « Breathe me» de Sia pour la quatrième fois en me rendant au boulot, hi-ho, hi-ho.
Toutes ces émotions me donnent envie de mordre la pomme qui me nourrit : Voici deux parodies: une des annonces de imac pour la console Wii et une du iphone.
* Image : La Free Software Foundation, par le biais de sa campagne Defective by design, dénonce le digital restriction management (DRM), la technologie charcuteuse qui fait qu’une chanson versée sur itunes ne peut être lue que par un ipod. Pour vous, curieux, pirates, technoblogueurs, libertaristes, geeks et crinqués des partagiciels.

Du baume sur Hérouxville
18 mars 2007Samedi, une collègue et moi tenions kiosque au Salon des générations.
- Le Salon Dégénération, comme la toune? ont interrogé mes amis, prêts à croire aux concepts les plus étranges quand ils sortent de ma bouche.
Non. Des générations. Mais à bien y penser… Oui, de la dégénérescence en premier lieu, mais également de la dégénération. Celle de la proverbiale p’tite gêne et de la rectitude du discours, par exemple. Merci, Plaisirs Démagogiques.
J’ai dû me taper plusieurs néoadéquistes aux yeux toujours trop brillants ou trop ternes. Des gens à qui j’en veux mortellement de venir m’infliger, alors que je ne suis pas en position de les envoyer ch… paître, des phrases comme:
-Pis j’espère que Mario Dumont y rentre pis qu’y accueille les immigrés avec un papier qui dit: “icitte, c’est de même que ça se passe pis si vous êtes pas contents, r’en allez-vous chez vous”.
Ouf. Ce laid et agrammatical discours du Moi et l’Autre et du Nous et Eux, évocateur de pays où on songe à créer des hôpitaux séparés et où on abat des réalisateurs en pleine rue.
C’est ça que vous voulez? Alors enclenchez la ghettoïsation, question que tout le monde se radicalise dans son coin. Une idée comme ça: empêchez donc nos filles de jouer au soccer ensemble.
***
Heureusement, de retour chez moi, j’ai deux antidotes. Trois, si je compte le fait que Sarcastine et moi allons nous éclater en compagnie du sympathique Réal Somatique. À qui je dois 40$, au fait. (Blogue = tribune, laboratoire ET bloc-notes.)
D’abord, ce reportage où Achille Michaud interroge les “communautés culturelles” sur les enjeux de la présente campagne. Dix-huit minutes de baume sur Hérouxville. Je suis l’autre et nous c’est eux. Le casting idyllique fait un peu “It’s a small world after all“, c’est là mon seul minuscule reproche.
Ensuite, sur un sujet connexe – les excès de la chasse aux racistes, parce qu’il y en a – mon Tonton Grognon préféré fait des constats tristes mais étrangement apaisants au sujet de cette autre peau de banane de la campagne, Boisclair et les yeux bridés. À l’aide d’une de ses inimitables salves de gros bon sens. Extrait pertinent via ce blogue.

Suggestion au (prochain?) ministre de la Justice
16 mars 2007Dans le cadre de mon travail, je suis parfois appelée à analyser les derniers développements jurisprudentiels ou législatifs.
Pas de panique, je ne vous en parlerai pas souvent. Parce que, disons-le, à part peut-être les “strange judicial opinions” sur Lawhaha et les réjouissantes élucubrations du juge texan Samuel B. Kent, le droit, c’est plutôt plate.
Mais là c’est le troisième jugement triste et absurde que je lis. Faut que je partage. Fans de human interest, réjouissez vous.
Au Québec, les règles sur l’adoption sont claires. Quand une personne est adoptée, même par une personne seule, le lien légal avec ses deux parents biologiques disparaît. Seule exception: adopter l’enfant de son conjoint ne fait pas disparaître le lien entre l’enfant et le conjoint. (J’espère bien! C’est son kid!) Mais… le Legislappeur n’a pas étendu cette exception aux ex-conjoints.
Conséquence, tu élèves avec amour l’enfant de ta blonde pendant six ans. Après la rupture, vous conservez d’excellents liens. Si excellents, même, que la petite devenue grande te demande de l’adopter, vu que tu es le seul père qu’elle a jamais eu. Tu veux. La mère veut. Même le juge veut. (Il écrit des choses comme « il n’y a aucun nuage menaçant dans le ciel bleu de cette requête et pourtant… ». Quand un juge fait ça, c’est qu’il est salement ému).
Mais, puisque tu n’es maintenant que l’ex-conjoint et non le conjoint, l’exception ne s’applique plus et te permettre d’adopter la petite voudrait dire que le lien légal avec sa mère disparaît. Et le juge, pogné à appliquer la loi telle que rédigée, doit refuser la demande d’adoption parce que ce n’est pas pas dans l’intérêt de la petite de perdre son lien légal avec sa mère. Et que personne ne veut ça de toute façon.
Un beau courant jurisprudentiel de gens tristes, de juges frustrés, de juges tristes et de gens frustrés est en train de se développer.
Monsieur le (futur?) ministre, avant que les gens ne se mettent carrément à mentir au juge et à prétendre qu’ils sont encore des conjoints pour qu’on les laisse légalement confirmer des liens du cœur que personne ne conteste… amendez-moi ça! Je vous envoie un beau mémo avec les jugements en question, si vous voulez. Vous aussi, monsieur Boisvert, si vous êtes en panne d’inspiration un bon matin.

Recyclage et débat
13 mars 2007Dès que quelque chose marche fort, on le récupère, on le recycle, on le galvaude à des fins plus ou moins honorables. Ainsi en est-il, malheureusement, de mes biens-aimés Invincibles.
D’abord, en fin de semaine, cette décevante soirée avec les Invincibles comme DJs invités où Glamour Boy et moi avons fini nos drinks dans un temps record pour pouvoir partir. (Bon, je l’avoue, départ précipité ou pas, nous avons tendance à finir nos drinks dans un temps record. N’empêche…).
Remarque, je serais peut-être restée avoir su qu’il y aurait des cds en chocolat. Côté musique, je m’attendais à entendre ceci, j’ai plutôt eu droit à ça, ça et le comble, ça. Comprenez-moi bien, je n’ai rien à priori contre l’idée de faire ça par en-arrière pour pouvoir regarder les X-Files en même temps comme le propose la chanson. Mais depuis 1999, j’ai eu le temps d’évoluer. D’actualiser le discours. D’opter peut-être pour faire ça en amazone (en angle avec la tévé, logiquement) en écoutant Nip/Tuck. Bref, d’en revenir.
C’est pas que c’est mauvais, c’est pas que j’aime pas ça, c’est que quand j’ai le goût d’entendre ça, je sors avec Banquier Débonnaire, Biologiste Pétillante et le reste de la gang dans un bar de ma région natale, la veille du Jour de l’An. J’ai ainsi droit en prime à « Stairway to Heaven » et au « Reel du Diable » dans le mix et c’est en toute connaissance de cause et en public averti que je peux swigner la bacaise, que ce soit dans le fond de la boîte à bois ou dans tout autre endroit qui sied à son teint sain et frais de personne non exposée à la pollution urbaine.
Samedi, ce clash de mes deux univers m’a troublée, comme si j’avais vu la croix d’une certaine montagne surgir par le trou d’un certain rocher. C’est pas naturel.
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Autre récupération douteuse, Richard Legendre backé par son neveu, un Invincible, devinez lequel, qui encourage les djeunes à voter dans un vidéo full cool…kkc*? Remarquez, probablement plus efficace comme pub électorale que Sophie Faucher qui lit à haute voix des extraits de la biographie du candidat à Infoman, en contenant à grand peine son hilarité. (Ah zut, je voulais des images…)
Que dois-je en retenir? J’ai besoin d’être moins puriste et plus pragmatique, genre faut ben faire bouillir la marmite pis encourager sa famille? Est-ce leur façon de nous dire à leur tour « Get a life, people, it’s just a tv show?”.
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Je dis ça, je dis ça mais dans le fond, vous le savez ce qui me tourmente.
Rémi qui trahit Steve, P.-A. qui rejette Carlos, Carlos qui traite Steve de tapette et Steve qui lui crisse un coup de poing. Enweye, Rogers. Achève-moi. « Est-ce la fin des Invincibles »? Gneuh…
Ah oui ça pis le débat. Le maudit débat. J’ai hâte de voir comment les deux Donkey Kongs vont se déchaîner contre Super Mario. J’ai besoin de le voir se faire balancer quelque barils en pleine tronche. Mais il saute tellement bien, le p’tit maudit.
Boisclair, en passant, nuit à la beauté de ma métaphore nintendoriginelle. Si Pauline Marois était chef du PQ, on aurait eu droit ce soir à Donkey Kong, Super Mario et la Princesse Pauline, au grand bonheur des gamers nostalgiques.
* kkc = « Koss k’el criss? » = « wtf », v.f. Néologisme. Par encore approuvé par l’OQLF, mais j’ai bon espoir.

Strip-tease d’interface de gestion
11 mars 2007Voici la liste des termes les plus réjouissants grâce auxquels certains ont trouvé ce blogue:
Marge Simpson nue
(Sans commentaires!)
Nonne lubrique
(Peut-être le sujet de la nouvelle érotique du père Aubé ce soir au Cabaret des auteurs du dimanche.)
J’aime ton petit cul de déesse
(Merci. Moi aussi.)
Comment voir une brebis en chaleurs
(Étonnament, un de mes billets offre bel et bien une réponse à cette question. De rien.)
Maman et son chien en rut
(J’espère qu’il est question ici d’une honnête mère de famille désespérée de voir son caniche zigner partout. J’espère vraiment.)
Histoire d’amour entre gens laids
(Hahaha! Circulez, y a rien de ça ici.)
Vidéo de jument qui se fait saillir
(Vous louerez ça.)
Travail sur la métaphysique des tubes
(Grosse pogne-cul de plagiaire! Travaille!)
Claude Legault nu
(Aussi: Claude Legault mars 2007 et Claude Legault police. C’est inquiétant. Claude, je pense que tu as un cyberstalker. Cyberstalker: si vous trouvez, faites-moi signe...)
