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Pavlov

26 janvier 2007

De ma tendre enfance, je garde des souvenirs de Moune (ma mère – oui, c’est d’après Pennac) qui bondit agilement vers le tourne-disques, un linge à vaisselle à la main et/ou un petit frère sur la hanche, juste à temps pour empêcher la catastrophe. C’est-à-dire que mes oreilles tombent sur:

  • « Bonne grand-maman », de Fabienne Thibeault (Chants aimés, 1982).
  • « L’oiselet a quitté sa branche », de Nana Mouskouri (Mon enfant, 1976).

Ces deux chansons me faisaient automatiquement brailler durant des heures.  Inconsolable. Jugez plutôt:

La première traite d’une grand-maman très gentille, qui gâte son petit-fils sans bon sens, lui donne de l’affection et le protège des punitions de ses parents. (Bref, c’est une grand-maman). L’enfant grandit. Il a vingt ans. Il aime toujours tendrement sa grand-mère. Il part à la guerre et ne reviendra pas à temps. Sa grand-mère est vieille. Elle meurt.

La seconde raconte l’histoire d’un p’tit oiseau qui a un nid qu’il adore, dans un coin tranquille et enchanteur, avec, apparemment, une belle arche blanche et un sapin vert. Pour une raison connue de lui seul, il quitte son nid. Se perd. Erre. Parcours le monde. Pleure. Il revient enfin vers son nid. Il meurt.

Bref, à côté de ce pathos géronto-ornithologique, Évangéline c’est Moi j’mange. (Pardonnez mon amalgame suspect sur un thème acadien. Mon cerveau fonctionne parfois d’étrange façon).

Et vous? Y-a-t-il des chansons qui vous font pleurer, même aujourd’hui? À part bien sûr celles qui vous tirent des larmes tellement elles sont poches?

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2 commentaires

  1. Pour une raison connue de mon inconscient seul, « Dégénération » me fait brailler. Crois-moi, je passe un dur hiver!

    Pour une certaine image de la génération de mes parents, « Salut Léon » de Jacques Michel me jette à terre.

    Parce que je n’ai pas de délire géronto-ornithologique, « Évangéline » par Marijo Thério…


  2. Pour être tout à fait honnête, Évangéline me fait également brayer, ainsi que Poute (mon père – oui c’est d’après Brétécher). Le boutte où dans le soleil du matin son visage sembla soudain prendre les traits de sa jeunesse, surtout.



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