Archive for février 2007

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Avez-vous déjà vu un clown avocat?

26 février 2007

Maintenant, oui.

Merci à Sarcastine.

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Et pour en voir un autre, il y a Corinne Giguère, de l’équipe des Jaunes, ce soir au Medley. Une brave qui a lâché le droit pour l’Art. Bravo!

Évidemment, ce qui fait rire les gens branchés en ce moment, c’est Britney Spears. (Attention! Parallèle de publivore!) Ou, à la rigueur, recréer des hauts faits historiques, cochon à l’appui, et filmer la genèse de l’aventure.

N’empêche, j’assume mon affection pour l’impro. J’aime l’impromptu parfois tout croche, l’ambiance survoltée, les occasionnels sourires dérobés aux joueurs cutes, brandir des cartons, me soûler, haïr Yvan Ponton ou toute personne qui en tient lieu et pitcher des claques. Rire, boire, flirter et être agressive: tout cela contribue à un sain défoulement.

J’aime Christian Vanasse (Intense!), Claude Legault (Charismatique!) et Laurent Paquin (Bertr Désopilant!). Et, avec mon joli sourire en coin tout luisant de bière en fût, j’aime voir une gang de comédiens casseurs de curés chanter, main sur le coeur:

Certain jour, le Bon Créateur

Fit dire aux peuples de la Terre:

«Que chacun choisisse une fleur

Et qu’on m’envoie un émissaire.»

 

Tous les lundi à 19h au Medley, jusqu’au 29 mai. Es-tu partant, Doud?

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Rides, cafouillages et paillettes

26 février 2007

Plein de gens de mon entourage n’aiment pas écouter les Oscars. Ils trouvent que c’est un gros évènement clinquant, artificiel.

C’est vrai, mais c’est aussi bien autre chose. (Que de nuance, Ironica!)

Évidemment, les pré-Oscars ne sont que courbettes et inepties sur fond de tapis rouge. Par contre, pendant la cérémonie, on réussit souvent à échapper au règne des relationnistes et des images photoshoppées. Le stress, l’excitation, la pression et la contrainte du direct réussissent à faire surgir la figure radieuse et imparfaite de l’humain entre deux rouages de la machine bien huilée. Témoins:

  • Helen Mirren qui, dans son énervement, traîne sa sacoche sur la scène et perd une boucle d’oreille;
  • Jennifer Hudson qui termine ses remerciements en queue de poisson, fait deux pas et revient au micro crier un dernier nom par-dessus la musique;
  • Jaden Smith qui lit au télésouffleur la phrase destinée aux prochains présentateurs (et en rit avec un aplomb de vieux pro, le bien-élevé petit coeur);
  • Clint Eastwood qui lit tout croche, les yeux encore plus plissés que d’habitude (si c’est possible) et qui finit par dire « I should have brought my glasses » (également par-dessus la musique);
  • Martin Scorsese qui tue dans l’oeuf, à coups de « thank you » émus, maladroits et impératifs, l’ovation monstre qui se préparait pour son premier Oscar.

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Les Oscars me culpabilisent toujours en me rappelant tous les bons films que je n’ai pas vus parce que je leur préfère la télé, la lecture, l’écriture, mes amis, mes amants et ce blogue. Last King of Scotland, le Labyrinthe de Pan, West Bank Story, The Departed… mais comme on dit, la mère des fins de semaine pluvieuses et vedges n’est pas morte. Et je suis due pour un amoureux cinéphile.

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Mon segment préféré des Oscars est sans contredit le montage-hommage aux disparus de l’année. C’est mon côté gothique. Hier, je ne connaissais que Philippe Noiret et Robert Altman.

Mais cette ignorance est appelée à disparaître tranquillement. J’ai réalisé que chaque année allait m’apporter de plus en plus de pincements au coeur, encaissés plus tôt dans l’année mais ravivés au gré des images.  Je voyais bien hier comment les flots de la vie avaient usé certaines figures de proue:  Clint.  Jack. Catherine Deneuve.

Je vous le dis tout de suite, l’année où on va voir la bouille tordue de Woody pendant ce segment-là, ne comptez pas sur moi pour gloser sur les Oscars le lendemain.

 

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Et vlogue la gaguelère…hips!

23 février 2007

– Boisclair, je veux bien, monsieur, mais à chaque fois qu’il fait quelque chose de correct, genre demander de retirer le crucifix de l’assemblée nationale ou participer à un sketch…hips! niaiseux, il backe deux jours plus tard…

– Je suis d’accord avec vous, mademoiselle. Mais pas avec lui… le crucifix est encore un symbole important pour plein de gens, vous savez!

– Ah non! Vous allez pas me décoller sur les adomo…accommodements raisonnables comme un adéquiste, vous là?

– Faut se méfier de Mario Dumont, mademoiselle. Si les Libéraux réussissent à nous faire avaler que Boisclair est trop immature, il pourrait se ramasser dans l’opposition officielle… vous y avez pensé?

– Je peux pas croire qu’on irait réélire les Libéraux… et si les Feds viennent s’en mêler? Dites-moi que c’est quand même pas Justin Timb…hips! Trudeau qui va les aider, là, monsieur…

– Aïe, aïe, aïe, vous parlez de mon comté, là, mademoiselle… il a du pain sur la planche, celui-là, oui…

– J’comprends! Tous les bénévoles du Bloc vont venir prêter main-forte à Vivian!

– Pour en revenir au provincial, pensez-vous que les Libéraux vont gagner, mademoiselle?

– J’sais pas, monsieur, j’aime mieux pas y penser, je suis soûle, là… émotionnellement vulnérable… de toute façon, la balance finit toujours par revenir, bleu bleu, rouge rouge, bleu rouge, rouge bleu… je pense peut-être ne pas voter cette fois-ci…

– Ah non, ah non, mademoiselle! Il faut aller voter, c’est important!

– Je sais, je sais! Même si, comme vous le voyez, vous m’avez ramenée dans le super comté de Westmount / St-Louis, où même un cochon peint en rouge serait élu… je vous dois combien, au fait, monsieur?

Ah… les conversations enfièvrées et enivrées avec les chauffeurs de taxi. C’est reparti!

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J’ai bien ri avant-hier en lisant ce commentaire au sujet de la petite pose des Libéraux sur leurs affiches électorales.

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Hormones & Blogues

20 février 2007

Après Philippe-A. qui se plaignait de recevoir des photos de lectrices nues, ce sont maintenant les Vieux Garçons qui sont aux prises avec un problème de madames horny.

Wow, les filles! Ça va être beau au printemps!

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J’ai dû rêver ça, coudonc

20 février 2007

Vous rappelez-vous comment on se les gelait, le 22 mars 2003, à manifester contre la guerre en Irak? Oui, on était 100 000 popsicles sur Ste-Catherine, toutes couleurs et allégeances confondues. Hétéroclites, mais homotivés.

En plus d’un temps à faire frémir d’espoir un ours polaire, notre inconscient collectif occidental se relevait à peine du Gros Méchant Onze. Et il était trop tard. Et c’était pour influencer un pays qui s’en foutait. Et pour protéger une population vraiment lointaine. Mais on était .

Il s’est passé quoi depuis? C’est quoi cette apathie? Il n’y a plus rien pour nous faire réagir, même quand nos zélus nous en font voir des plus en plus vertes et des moins en moins mûres. Kyoto, bof… Orford, bof… les lois-bâillons, bof… l’atteinte à la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, bof…

– Voyons, nation ado, nation mystérieuse, nation instable, éternelle indécise qui se parle parfois toute seule en se tortillant une tite couette, ne reste pas là la bouche ouverte et les oreilles molles, parle-moi. Qu’est-ce que ça te prendrait, pour que tu te jettes de nouveau dans les rues?
– (…)
– Ils te dépriment à ce point-là, tes élus Banquiers et tes élus Cowboys? Tu aimes mieux laisser pleuvoir, te rouler en boule, quitte à te faire gruger le moral petit à petit?
– (…)
– Nation, ma toute petite nation, complexe, déroutée, paradoxale, joliment névrosée… you-hou… qu’est-ce qui t’arrive?

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To the Top

19 février 2007

Admirable Sarcastine aux multiples talents, ma créative de choc dont je suis si fière, brillante, entière et sans compromis. En les entendant te remercier hier, j’ai nettement vu ton envol dans le froush-froush de grandes ailes noires et roses, faites pour planer bien au-dessus de la banalité.

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Bonne nuit, les enfants

17 février 2007

Les enfants des années soixante avaient des choses autrement plus substantielles à se mettre dans la tête que les aventures gnagna de Caillou et Shilvi. J’ai trouvé une pile de vieux livres pour enfants au sous-sol de mon immeuble. D’authentiques et hallucinantes vieilles choses dont aucun pédopsychologue n’a jamais songé à se mêler.

Bears on Wheels, Stan & Jan Berenstain, 1969. De souriantes créatures aux pattes griffues, peignées comme les Beatles, font un usage de plus en plus périlleux d’un monocyle, par exemple en se pitchant dessus du haut d’un arbre, voire d’un immeuble de quatre étages, à coups de 5-6 personnes. Aucun casque en vue. (Évanouissement de la mère 2007 type).

See you later, Alligator. Norma M. Charles, 1974. Allie Alligator et Corky Crocodile sont les meilleurs amis du monde jusqu’à ce qu’Allie s’achète des pichous bleus. Corky réplique en s’achetant des pichous rouges et des bas, ce qui mène à une usante surenchère de guenille jusqu’à ce que les deux amis décident de se foutre à poil comme dans le bon vieux temps. (Indignation de la mère 2007 type.)

ABC, Dr. Seuss, 1963.(En passant, ne pas confondre Dr. Seuss et Dr. Zaius). Mon préféré. Les tout-petits se font guider à travers des phrases sur l’alphabet totalement délirantes, par exemple, à la lettre O, « Oscar’s only ostridge oiled an orange owl today » (illustration à l’appui). Tout ça pour apprendre à la dernière page que le narrateur n’était autre qu’un Zizzer-Zazzer-Zuzz, un gros monstre rose à gueule de dragon. (Cris perçants de l’héritier, pétition de la mère type 2007 à Paul Arcand).

J’envie les vieux Xers anglophones qui ont nourri leur imagination à cette libre école alors que j’ai dû me contenter mon tour venu de plates histoires édulcorées. Évidemment, j’aurais hurlé de terreur moi aussi en voyant la traître bête, mais faut dire que j’étais une enfant particulièrement impressionnable.

Et vous? Y a des livres qui ont marqué votre enfance?