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Facal, fan de Franquin

6 février 2007

Hier, Joseph Facal expliquait à bazzo.tv.reprise qu’aucun universitaire n’avait réussi à établir une correlation rigoureuse entre profitabilité et syndicalisation. « Il y a, disait-il, des entreprises rentables syndiquées, des entreprises rentables non-syndiquées, des entreprises non-rentables syndiquées et des entreprises non-rentables, non-syndiquées ».

J’applaudis cet argument réjouissant dont l’implacable logique binaire semble calquée sur Gaston Lagaffe: « Chez les Papous, il y a des Papous papas à poux, des Papous papas pas à poux, des Papous pas papas à poux et des Papous pas papas, pas à poux… »

En passant, à ceux et celles qui ne peuvent plus lire « Papou » sans penser « Papoute » (petits junkies, va), excellente caricature dans la Gazette, aujourd’hui.

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6 commentaires

  1. D’accord avec Facal? Ben voyons! Une espèce d’universitaire full fru dont le quarisme n’a d’égal que celui d’André Boisclair un lendemain de veille du Sky. Facal, en bon péquiste (gauchiste, sydicaleux par principe) n’y connaît rien. La pertinence des syndicats s’est éteinte au début du XXe siècle, en même temps que la fin de la révolution industrieuse. De nos jours, au Québec, les syndicats c’est le principal poids sur les épaules du Québec qui cherche à se lever (économiquement, c’est une métaphore). Ils sont trop gros, trop puissants et n’ont pas peur de sacrifier une usine (re Olymel) pour ne pas perdre leur levier de négociation ailleurs. Voyons!
    Et citer Gaston? Comme on! Un spin off raté de Spirou et Fantasio. Un produit gomme-balloune pour ceux qui trouvaient Spirou trop “intellos”(genre) – un produit pour paresseux. Mais bonne analogie madame Ironica! Gaston et les syndicats….pas mal le même niveau de productivité.
    Bref: contentez-vous de faire le presses papiers, madame l’ironique. Contentez-vous d’attendre votre chum qui visiblement en avait marre et doit bien rire en lisant que vous morfondez en son absence. Laissez les questions sérieuses comme le travail au Québec à d’autres (allez lire Claude Piché un peu, ça vous ferait du bien).


  2. Cher Steeve (toujours chic, le double « e »),

    Je ne comprends rien à l’économie. Le sujet m’emmerde profondément et je ne lis Claude Piché qu’en cas d’insomnie chronique. Si je m’aventurais à risquer un argument économique, mon frère, Banquier Débonnaire, aurait tôt fait de me rappeler à l’ordre. Je n’ai donc aucune idée du bien-fondé de l’argument de Facal sur le fond – c’est la forme que je trouvais réjouissante.

    Je suis contente de voir que votre désaccord et la haine que vous semblez vouer à Gaston (m’enfin!) ne vous a pas empêché de lire le reste de mon blogue avec attention, comme en témoignent vos subtiles remarques. Pas assez d’attention cependant pour comprendre la métaphore soulignée à grands traits de mon texte sur mon « chum ».

    Ironique, quand on voit que vous avez pris soin de me signaler la vôtre – merci, je n’aurais jamais compris que le Québec se levait « économiquement » – je pensais que vous vouliez vraiment dire qu’une partie des Appalaches et du Bouclier canadien avait décidé d’adopter la position verticale, avec les conséquences fâcheuses qu’on peut imaginer sur la population québécoise, syndiquée ou non.


  3. Wow! J’ai peur que le néolibéralisme pèse plus lourd que ses amis le post-fordisme et la post-modernité et ce, malgré leur réalité collective. La forme certes! Pour le reste, le syndicalisme est devenu corporatiste, une personne morale tout comme les multinationales qui ont leur mot à dire par l’entremise des accords de commerce. Est-ce qu’il y a quelque chose de mal là-dedans? Steeve parle en critiquant plus qu’en soulignant autre chose comme par exemple une solution ou même une explication qui fait balancer de manière équilibré entre patronat vs syndicat… Ce n’est certainement pas lui qui ira pendant une semaine de 40 hrs + se faire manger la laine sur le dos par ses paires dans une industrie, comme le textile, les pâtes et papier ou l’amiante, qui fut encourager sur et par une masse démographique importante et modernisée durant le déclin de l’État Providence. Steeve semble donner dans la logique du pas dans ma cour, c’est la logique du je chiale du moment que les autres se plantent, de l’hypocrite, du lâche, du gars qui se donne « un front » jusqu’à temps qu’il soit insécure. Comme l’a dit Jean Chrétien (en paraphrasant son entrevue avec Mongrain): « Marcher le dos au mur, avec un grand sourire et prêt à donner des coups de coude… »

    Mon point étant: je suis en désaccord avec l’attitude cheap (la forme) d’un Steeve qui ne connaît rien de la relativité du Pouvoir (la substance).


  4. En fait, cher Chacha, « Steeve » s’est révélé un des mes étudiants qui s’amusait à pasticher la pensée du twit typique. J’ai eu beaucoup de plaisir à lui répondre sur le même ton. Je suis navrée de vous voir gaspiller temps et énergie intellectuelle à lui répondre. Mais ça vous apprendra à réagir à des posts vieux de près d’un an!!!


  5. Je vous découvre madame l’Ironica. Comme vous le savez, il est possible d’aller dans le temps là où de mauvaises pensées jonchent et encombrent les belles idées pour la forme.


  6. Je suis bien d’accord avec vous et je me réjouis de vous voir les pourfendre à votre manière. Je vous recommande néanmoins de circonscrire vos interventions à mes posts récents car à mes débuts, moi et mes trois lecteurs prenions grand plaisir à niaiser et à subvertir cette nouvelle tribune. Au pire, ironica.blogue du côté de djimêle.



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