h1

Du baume sur Hérouxville

18 mars 2007

Samedi, une collègue et moi tenions kiosque au Salon des générations.

– Le Salon Dégénération, comme la toune? ont interrogé mes amis, prêts à croire aux concepts les plus étranges quand ils sortent de ma bouche.

Non. Des générations. Mais à bien y penser… Oui, de la dégénérescence en premier lieu, mais également de la dégénération. Celle de la proverbiale p’tite gêne et de la rectitude du discours, par exemple. Merci, Plaisirs Démagogiques.

J’ai dû me taper plusieurs néoadéquistes aux yeux toujours trop brillants ou trop ternes. Des gens à qui j’en veux mortellement de venir m’infliger, alors que je ne suis pas en position de les envoyer ch… paître, des phrases comme:

-Pis j’espère que Mario Dumont y rentre pis qu’y accueille les immigrés avec un papier qui dit: « icitte, c’est de même que ça se passe pis si vous êtes pas contents, r’en allez-vous chez vous ».

Ouf. Ce laid et agrammatical discours du Moi et l’Autre et du Nous et Eux, évocateur de pays où on songe à créer des hôpitaux séparés et où on abat des réalisateurs en pleine rue.

C’est ça que vous voulez? Alors enclenchez la ghettoïsation, question que tout le monde se radicalise dans son coin. Une idée comme ça: empêchez donc nos filles de jouer au soccer ensemble.

***

Heureusement, de retour chez moi, j’ai deux antidotes. Trois, si je compte le fait que Sarcastine et moi allons nous éclater en compagnie du sympathique Réal Somatique. À qui je dois 40$, au fait. (Blogue = tribune, laboratoire ET bloc-notes.)

D’abord, ce reportage où Achille Michaud interroge les « communautés culturelles » sur les enjeux de la présente campagne. Dix-huit minutes de baume sur Hérouxville. Je suis l’autre et nous c’est eux. Le casting idyllique fait un peu « It’s a small world after all« , c’est là mon seul minuscule reproche.

Ensuite, sur un sujet connexe – les excès de la chasse aux racistes, parce qu’il y en a – mon Tonton Grognon préféré fait des constats tristes mais étrangement apaisants au sujet de cette autre peau de banane de la campagne, Boisclair et les yeux bridés. À l’aide d’une de ses inimitables salves de gros bon sens. Extrait pertinent via ce blogue.

Publicités

3 commentaires

  1. Jouissif cet extrait de Foglia.


  2. On ne peut plus pertinent et documenté.

    Sans oublier le  »Merci Plaisirs démagogiques. »

    :-))))


  3. @Doud: Merci, je sais.
    @Geneviève: Merci, j’essaie.

    😉



Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :