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How not to get legally high

16 avril 2007

J’ai commencé à mettre de l’ordre dans mon bureau, qui pour l’instant sert aussi de cimetière à choses mortes. Je veux du zen. Au moins là. Je tombe sur des choses intéressantes. Comme des vieux numéros du défunt Trucker Magazine (2000-2001).

Ici, un article de trois pages sur les différentes façons de ne pas se droguer légalement. Soucieux de favoriser un mode de vie «sobre et productif», Tom Quincey (?) et Alex Incandenza (?) y détaillent longuement la façon de ne pas entailler les bulbes de pavots, de ne pas se faire prescrire de sirop à base de méthadone, de ne pas isoler la codéine dans les Tylenol, de ne pas se taper d’amphétamines légales, de ne pas se procurer de sirop avec DXM sans acétaminophène («cette épine pharmacologique au flanc du junkie»), de ne pas popper de pseudoephédrine et de ne pas s’inventer d’hyperactivité, de stress ou d’anxiété pour soutirer Ritalin, dexteroamphétamine, Valium et Ativan à un professionnel de la santé.

Conclusion librement traduite :

N’arrêtez pas de boire des gallons de café, de vous détruire la gueule après le travail ou de fumer à la chaîne deux paquets par jour. Luttez contre la probabilité que tout le monde soit accro à quelque chose et que les vieux secs qui ont déniché le slogan « Just say no » aient probablemement été en train de se cliquer de la morphine sur leur lit de mort. Ne vous posez pas de questions difficiles pour déterminer si vous êtes vraiment clean dans un monde où la frontière est si aisément franchie. Convainquez-vous que les solutions alternatives aux modes de vie chimiquement agrémentés (comme « s’entraîner » ou « manger santé ») existent réellement et qu’elles ne sont pas simplement des modes de vie basés sur d’autres dépendances.

L’équipe de recherche dévouée de Trucker confirme que la dépendance est partout et n’importe où dans l’environnement moderne. Les humeurs sont changeantes mais, si le désespoir frappe, maintenez vos illusions à tout prix : enfermez-vous dans la salle de bains avec un verre à vin rempli d’eau. Promenez votre doigt lentement et délibérement sur le rebord pour produire ce sifflement agréable et répétez-vous calmement, tranquillement, à plusieurs reprises, jusqu’à en faire votre mantra : «Je ne contrôle rien. Rien ne me contrôle».

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4 commentaires

  1. Que cé tu faisais avec ce magazine là, pour l’amour… ?!


  2. Ils expliquent vraiment en détail comment ne pas faire beaucoup de choses tout à fait légales pouvant provoquer une altération de la conscience? Non seulement vous ne devriez pas poser vos chastes yeux là-dessus mais peut-être devriez-vous vous en débarasser? Non, non ne mettez pas le feu là-dedans! Faites plutôt parvenir cette revue subversive à mon adresse personnelle…


  3. Et pourquoi vos chers amis du Trucker Magazine ont-ils si peur de l’altération de leur conscience?

    Quoi de plus haut et de plus beau que de chercher, comme les bouddhistes, ses différents niveaux de conscience?


  4. @catounette: héhéhé. Je m’empresse de ne pas scanner ledit article et de ne pas vous l’envoyer en PDF.

    Merci à tous de votre sollicitude pour ma démarche expressive et ménagère. J’apprécie.



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