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En direct de mes fonds de tiroir

4 juin 2007

Je vous ai déjà parlé d’OctoJelly, un artiste et graffiteur dont on retrouve les designs sur des t-shirts et dans des jeux vidéos, notamment. Pas pire pour un gars de 14 ans. La preuve que je suis vieille : parler de lui (et faire le ménage de ma paperasse) m’a renvoyé à ma propre adolescence. Qu’est-ce que je faisais de créatif, moi, à cet âge-là?

Je gribouillais furieusement. Surtout des choses mièvres que j’ai détruites depuis. J’écoutais en background la musique très inégale de l’époque. Sérieusement, avez-vous jamais vu un tel clash de bon, de nul et de totalement disparu de la mémoire des hommes? Quoi d’autre? Ah oui, j’étais membre d’une équipe d’impro. C’était hot, en 1991, l’impro. Il y avait même une émission de télé qui passait, « Au jeu », ça s’appelait, me semble, avec des jeunes qui improvisaient des sketchs sous mes yeux remplis de la terreur qu’ils se plantent. Quelqu’un s’en rappelle?

Je collaborais aussi au journal étudiant. On publiait des dessins, des lettres d’opinion, des nouvelles plates d’intérêt public. Mais surtout des niaiseries. J’écrivais souvent à 10 mains avec quatre autres gribouilleux en herbe, deux gars et deux filles, lors d’anarchiques et hystériques séances de brainstorm que je serais bien incapable de reproduire dans le contexte actuel et qui, étonnamment, portaient fruit.

Le joli conte que je vous propose aujourd’hui, «Cendrillon moderne», avait été interdit de publication par la direction. Quelle incohérence de leur part, «Jack et le plant de pot magique» était passé comme dans du beurre quelques semaines plus tôt. On avait donc dû photocopier l’histoire (sur le bras du journal) et la vendre clandestinement à la cafétéria dans la plus pure tradition de l’adolescence rebelle et vertueuse combattant l’injustice des méchants adultes. On en avait vendu plein, surtout aux secondaire V et aux trois punks de l’école, créatures studées et endockées toujours sympathiques à la sape de l’autorité et à un occasionnel éclat de rire à la face du No Future. (Oui, seulement trois, je viens d’une région.)

Je vois pas ce qui les avait tant énervés, la direction. À part peut-être quelques références à la fellation, à la nudité, à la zoophilie et à la fornication. C’est sûr que d’un point de vue dialogues, ça crie beaucoup. Peut-être que ça les agressait? Vous en jugerez par vous-même. Je reproduis ici le conte dans toute sa gloire d’origine, références culturelles vintage à l’appui, avec la permission des autres intéressés.

cendrillon-moderne.pdf

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6 commentaires

  1. Sus à la censure! La direction m’a privé de ça? Honte à eux! Et nul doute que si tout mon argent n’avait servi à faire rouler l’économie parallèle des trois punks de l’école, je t’en aurais acheté un exemplaire.
    J’avoue préférer ta plume actuelle.


  2. Hahaha! Privée de jusqu’à son dernier 50 cennes!

    Eh oh, attention, c’est pas ma plume, c’est NOTRE plume. Et j’espère ben que tu préfères ma quote-part maintenant: ne pas évoluer en 16 ans (gulp!), ça aurait été triste.


  3. Merci d’avoir édité mon commentaire.


  4. Chérie, de rien. Tu sais que je ne suis pas indifférente au martyre du participe passé.


  5. Tu vas au Yulblog?


  6. Tout le potentiel y était déjà. By the way, j’aime le nom des demi-soeurs.



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