Archive for août 2007

h1

À propos de votre fix

3 août 2007

Au quasi-terme d’un été riche en questionnements et en émotions fortes, je m’en vais voir ben dans l’est si j’y suis et, contrairement à mes dernières vacances, j’ai l’intention de succomber le moins possible au chant des sirènes de l’ordi maudit.

– Mais koss qu’on va faire, Ironica?, me demanderez-vous, éperdus.

(En fait vous ne me demanderez rien du tout parce que vous aussi, calmes et bronzés, vous vous refaites un semblant de vie et que ma tribune chambranlante, comme tout blog, n’est guère plus qu’une chiure de mouche sur le vaste windchire de votre existence. Mais je ferai semblant d’ignorer ces données essentielles. Non mais, j’aime tellement ça les petites conventions de lecture entre mes visiteurs et moi-même.)

M’a vous le dire, ce que vous allez faire.

Vous allez être heureux pour moi, qui quitte ce macadam surchauffé pour un climat plus frais, où je suis traitée aux p’tits oignons (et y a des câpres et du saumon fumé avec les p’tits oignons), où le rhytme lent va achever de dissiper mon stress et où l’intégrale de ma triple et glorieuse fratrie ainsi que mes amies orientales me promettent plaisir, activités diverses et maganage de yueule.

Vous allez écumer mes archives (« Délire classé ») afin de mariner dans mes bons mots enfuis à défaut de la cuvée du jour. Vous pouvez aussi vous rabattre sur ce billet où j’ai mis à portée de clic un échantillon représentatif de mes élucubrations.

Vous allez visiter les compétents collègues ci-contre (« Colocs d’agrégateur ») et constater que l’éclectisme de mes goûts s’étend jusque dans mes lectures de blogues, où se mêlent dans un bal étrange garçons brillants et filles fâchées, garçons hilarants et filles douées, garçons profonds et filles drôles et garçons inclassables et filles qui vivent mes émotions par procuration. J’oubliais les compileurs d’art macabre, les filles que j’étriperais volontiers pour avoir leur plume et les garçons qui m’énarvent parfois mais que je lis religieusement.

Je concède que le paragraphe précédent serait plus sexy avec des liens, mais faut que j’aille faire mes bagages.

Vous allez finalement aller vous balader sur mes signets partagés où ça serait ben étonnant que vous ne trouviez pas matière à vous divertir et à nourrir vos blogues.

Ou vous allez juste m’oublier, vous enticher d’une autre, ne plus m’écrire et j’insisterai parce qu’avec moi il faut toujours que ce soit sûr, net, clair et incontestable, je ne suis pas capable de vivre avec les fuites subtiles et vous m’ignorerez de plus belle et je comprendrai et je pleurerai et un jour je me tannerai de pleurer et j’écrirai un fuckin roman. Whatever.