Archive for the ‘Aberrations juridiques’ Category

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C.C. Mon blogue

18 avril 2008

«Je pense qu’il n’est pas un seul député ici, quelle que soit sa position sur ce projet de loi, qui ne sympathise pas entièrement avec la douleur que peut entraîner [la perte d’un enfant désiré] pour la victime et ses proches. Toutefois, cela m’a amenée à me souvenir que c’est pour une bonne raison que nous ne confions pas à une personne frappée par la douleur d’une tragédie personnelle le soin de rédiger ou d’adopter des lois dans une société démocratique et plurielle.» – Alexa McDonough, NPD, débats en deuxième lecture du projet de loi C-484.

Bonjour Mme Robillard,

En tant que femme et résidente de Westmount / Saint-Louis, je vous écris pour vous demander de faire preuve de leadership dans l’opposition au projet de loi 484.

Malgré les propos rassurants de rednecks dont le jupon pro-vie dépasse, je trouve ce projet de loi navrant à plusieurs égards, pour des raisons qui sont bien résumées ici.

En gros, ce projet de loi est inutile, porte atteinte à la liberté des femmes et s’inspire de ce que fait la droite américaine dans plusieurs États qui sont loin d’être progressistes.

Je vous serais reconnaissante de transmettre ces préoccupations à votre chef et de témoigner en Chambre du mécontentement des gens de votre circonscription quant à ce projet de loi.

Il faut protéger les femmes – toutes les femmes – contre la criminalité et la violence… mais pas en donnant des droits aux foetus!

Cordialement,

Ironica Lewinsky

En passant, si jamais ce projet de loi était adopté et qu’une province s’avisait de restreindre le droit à l’avortement au nom du droit à la vie du foetus « maintenant reconnu en droit criminel », l’éventuelle audition à la Cour Suprême se ferait notamment devant Louis « Chantal Daigle n’a pas le droit de se faire avorter » LeBel.

(Au moins, on n’a plus à s’inquiéter des retraités, comme le juge John « Traitez les vilaines junkies enceintes contre leur gré » Major et le juge Michel « Le foetus peut poursuivre sa mère » Bastarache.)

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Metro-Woman, superhéroïne du transport en commun

3 mars 2008

plan-metro.jpgTexte présenté le 2 mars 2008 aux Auteurs du Dimanche. Thème: « Métro».

Fiiiii-douuu-daaaaa!

« Maudite Assomption de Crémazie de Frontenac! s’exclama Metro Woman. Son rutilant bolide de fonction, une rame MR-73 de neuf voitures, d’une capacité de 1200 passagers, dont 360 assis, s’éloignait sans elle. Je devrai prendre le rutilant bolide de fonction suivant. Voilà qui est fâcheux! »

Résignée à attendre, Métro Woman arpenta le quai en astiquant le M sur sa poitrine et en lissant sa cape. À quelques pas d’elle, une ravissante jeune squeegee émergeait du sommeil sur un banc conçu pour les postérieurs étroits et mal nourris des années soixante. Elle s’appliqua ensuite à ramasser les déjections d’un gros labernois au collier studé avec un exemplaire tout frais du journal Métro.

Comme elle était jeune et jolie, trois agents de sécurité de la STM intervinrent presqu’immédiatement. Sans écouter les protestations de la jeune fille, qui affirmait avec véhémence que hey gros j’m’en allais là pis y en a pu de marde à terre, un des agents lui remit une contravention de 170$.

« Halte-là! s’exclama Metro Woman, provoquant la terreur dans les rangs bleu marine, cette jeune fille est mineure! Vous ne pouvez pas lui donner un ticket de plus de 100$! » En effet, Metro Woman avait dû, dans une vie antérieure, se taper des études en droit. Et déchirant le honteux constat qui violait tant le Code de procédure pénale que la décence la plus élémentaire, Metro Woman sauta gracieusement dans la rame qui venait d’arriver sous les aboiements frénétiques et reconnaissants du labernois.

Apercevant une femme en léotard vert et cape jaune surgir devant lui, Bernard Tanguay, 48 ans, employé de KPMG depuis 1986, commença par poser comme hypothèse qu’il hallucinait. Testant ce postulat à l’aide des principes comptables généralement reconnus, il observa discrètement les autres passagers. Il constata qu’il n’était pas le seul à voir le personnage. Beaucoup de personnes arboraient des mines surprises, voire amusées. Rassuré, Bernard Tanguay, confortablement assis car ayant embarqué à Montmorency, 25 minutes plus tôt, se replongea dans son sudoku.

Pour sa part, Metro Woman n’arborait pas une mine surprise et amusée. Elle arborait une mine contrariée. Horrifiée. Debout à ses côtés, une femme avec une bedaine de cinq mois souffrait discrètement à proximité d’usagers assis sur leur steak (car ayant embarqué, 23 minutes plus tôt, à De la Concorde), qui l’ignoraient discrètement. Dégoûtée, Metro Woman en saisit un par le collet et le souleva de terre :
– Pitié, Métro Woman, supplia Jean-François Gingras, 28 ans, employé d’une compagnie de télémarketing. Je pensais qu’elle était juste grosse! Je le jure!
– Pas de pitié pour les coquins en ton genre!, s’exclama notre héroïne. Sinon, qu’est-ce que ce sera ensuite? Des légions de twits plantés à gauche dans l’escalier mécanique et qui n’AVANCENT PAS?!! Elle le secoua violemment, semant la terreur dans le cœur de tous les usagers assis, surtout les para-514.

À ce moment, le rutilant bolide de fonction de Metro Woman ouvrait ses portes à Berri-UQAM. Notre héroïne fit d’une pierre deux coups en projetant Jean-François Gingras contre les masses obtuses qui fonçaient dans le wagon sans attendre que les autres soient sortis.

–Que cela vous serve de leçon! tonna-t-elle, sa cape flottant derrière elle tandis qu’elle courait poursuivre ses aventures en direction Angrignon. Épargnés par sa fureur, deux quidams à la conscience troublée tremblaient en regardant la jeune femme debout.

– Voulez-vous vous asseoir?, demanda le moins traumatisé des deux.
– Non merci, répondit la jeune femme. Vous savez, je suis juste grosse.

Pendant ce temps, en direction Angrignon, tous les sens de Metro Woman étaient en alerte. Elle avait senti une présence maléfique. Quelques longues minutes d’angoisse passèrent. Mue par un fol instinct, Metro Woman sauta sur le quai à Lionel-Groulx et remonta le long de la rame en courant, bousculant tout sur son passage. Elle sauta dans le troisième wagon juste au moment où les portes se refermaient. En plein milieu de celui-ci se tenait son ennemi juré, l’Homme-Liane. Vêtu de son traditionnel léotard orange vif, le vil et répugnant personnage se tenait comme à son habitude enroulé autour d’un poteau, empêchant ainsi les autres usagers de s’y tenir, du moins, sans le toucher.

– Ainsi, nous nous revoyons, Homme-Liane, lança Metro Woman.
– Tu ne peux pas m’arrêter, présomptueuse pétasse!, rétorqua l’Homme-Liane, tandis qu’un virage faisait vaciller les malheureux usagers privés de point d’ancrage. Je triompherai toujours!
– C’est ce qu’on verra, rétorqua Metro Woman en s’élançant sur lui.

PIF! BANG! POW! Le vide se fit autour de l’héroïne et de son antagoniste, qui, entraînés dans un combat sans merci, roulèrent sur le quai de la station suivante, Charlevoix, nommée ainsi en l’honneur de François-Xavier de Charlevoix, jésuite et historien français arrivé en Nouvelle-France en 1720, qui explora le Mississippi.

L’Homme-Liane tentait d’étouffer Metro Woman avec ses longs bras. Celle-ci luttait de toutes ses forces, craignant une issue funeste. Avisant, soudain une carte de la STM expirée qui traînait sur le sol, Metro Woman la plaqua dans le visage de son ennemi en criant : « Regarde ! Ils ont baissé les tarifs, ce mois-ci ! » Distrait par cette information qui ne devait rien à la réalité mais tout à la ruse, l’Homme-Liane chercha à déchiffrer le tarif sur le petit rectangle de plastique de couleur criarde. Cette hésitation lui fut fatale. D’une brusque impulsion des jambes, Metro Woman envoya le terrible vilain voler sur les rails juste au moment où la rame suivante arrivait.

Quarante-cinq secondes plus tard, ingrats et inconscients, quelques milliers d’usagers se mettaient à jurer, chialer et soupirer en entendant un préposé annoncer au microphone une interruption de service sur la ligne verte.

La population du Métro était saine et sauve. Mais… pour combien de temps ?

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Toujours le même thème, Saint-Chrême, c’est idem

20 décembre 2007

La diatribe de Jean-François Mercier à l’encontre du service à la clientèle de Bell , dont on fait grand cas sur la planète Blog et dans ma belle utopie bleue et blanche, est certes savoureuse.

Mais elle fait figure de protestation timide comparée à la FUREUR VENGERESSE de ce monsieur non identifié, aux prises avec un modem défectueux de Vidéotron. (Avertissement : baissez le volume si vous êtes au travail !) Que dire? J’admire l’audace de la combinaison « Câlisse de tabarnak de saint-chrême d’hostie » et je suis touchée de la candeur de celui qui croit encore au « Grand Technicien ».

(Merci à Sarcastine.)

***
Pour prévenir une propagation du virus de la désinformation juridique suite à cette avalanche de récriminations sur fond de tintamarre d’objets de culte, j’aimerais rappeler à mes innombrables lecteurs que les compagnies de télécommunications (Bell, Vidéotron, Fido, Rogers, etc.) relèvent du fédéral et que l’Office de la protection du consommateur n’a donc aucune autorité sur eux.

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Plotte à cash revisitée (non, pas littéralement, rassurez-vous)

27 novembre 2007

Je ne peux que saluer une initiative aussi louable que celle de Jeune Chilly Chill, qui nous offre avec Plotte à Cash une adaptation attendue de Goldigger. Oui, il est juste et bon de la rapper en français, cette ludique ritournelle qui met en garde les jeunes hommes naïfs contre les attaques intéressées des Méchantes Madames Mercantiles (M.M.M.).

J’aimerais seulement apporter deux bémols, car il semblerait que Jeune Chili Chill n’a pas pris soin de faire appel aux services d’un conseiller juridique full hot pour adapter les concepts en cause à la réalité québécoise.

Or, je sais que les membres du public en général, et les hipsters en particulier, sont sensibles au virus de la désinformation juridique, qu’ils se plaisent ensuite à colporter dans les familles, semant horreur et désolation. Ainsi, plus d’un, contaminé par le virus de l’approximation et du fie-toi-à-Gertrude, pense qu’un animal peut hériter (ce qui n’est selon moi qu’une raison de plus de maudire l’Auberge du chien noir). J’en veux aussi pour témoin le sondage de la Chambre des notaires sur l’union libre, qui révèle la persistance de mythes tenaces, de ceux qui vous grugent la laine sur le dos.

Clarifions donc les passages en cause:

« Dix-huit ans, dix-huit ans, a t’a fait un enfant, a t’a pour dix-huit ans »

En fait, c’est l’obligation de garde qui prend fin à dix-huit ans. On peut donc si on le désire crisser son kid dehors dès la première journée de sa majorité (Bonne Fête!) mais on reste responsable du paiement de ses besoins de base jusqu’à son autonomie financière.

Il faut donc continuer à payer une pension alimentaire à un enfant de 18 ans, à moins qu’il n’ait déjà complété avec succès un diplôme professionnel (de type réparation de photocopieuses) qui le rend déjà financièrement indépendant. Sinon, il faut attendre la fin de sa technique (donc, 20 ans) ou de son bac (22 ans). Mais bon, né d’une plotte à cash et d’un père qui veut rien sawouère, ça m’étonnerait qu’y finisse son bac, hein?

« Si t’es pas un cave, dis: « accord prémarital, accord prémarital »

En fait, l’accord prémarital (pre-nup) n’existe pas au Québec. Les ententes avant ou durant le mariage par lesquelles un conjoint renonce aux protections de la loi (pension alimentaire, patrimoine familial, régime matrimonial, etc.) sont nulles. Ce n’est qu’au moment du divorce qu’un gars peut savoir s’il a marié une plotte à cash car ce n’est qu’à ce moment qu’elle peut validement décliner le $$$ (devant un juge ou un notaire).

J’espère que le tout contribuera à la vitalité de notre beau droit civil autant qu’à celle de notre belle langue française lors de plein de réveillons cools.

P.S. Mon bill suivra.

***
Sur ce, je m’en vais conseiller Simian sur ce qui me semble une légère inexactitude par rapport à la Convention de la Baie James.

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Mourir à volonté

17 mai 2007

Tracy Latimer. Sue Rodriguez. Manon Brunelle. Charles Fariola. Marielle Houle. Chantal Maltais. Autres à venir.

Ces histoires me rentrent dedans, surtout les familiales. J’essaie de me mettre à la place de quelqu’un qui s’apprête à tuer. Pas n’importe qui : une personne qu’il aime. Pas dans un mouvement de colère ou de jalousie : pour la délivrer. La dose d’amour, de désespoir, de sang-froid nécessaire. J’ai mal au coeur. Mais je comprends.

D’un autre côté, je partage les réserves d’organismes comme Dystrophie musculaire Canada. Dans une ère individualiste, l’amour, le désespoir et le sang-froid peuvent être un cocktail dangereux. Est-ce qu’elle voulait vraiment en finir avec l’existence, votre grande fille handicapée et souffrante, ou c’est vous qui, un jour, après la 5000e couche, avez atteint l’extrême limite de votre abnégation?

Je suis écoeurée que le débat ressurgisse à tous les deux ans. Selon ce site, l’appui au suicide assisté était de 55% en 2002 (d’après un sondage de Compas), il est monté à 79% au Québec pendant l’affaire Manon Brunelle. (Mais, ça n’a aucune pertinence: le Québec ne peut pas changer le droit criminel). Pourquoi le projet de loi est mort au feuilleton? Pourquoi on débat encore?

Dans un monde idéal, le droit à une mort digne serait inscrit dans la Charte, supervisé par l’État. Un ange de la mort avec un MD dans son titre volerait à votre chevet pour vérifier que vous êtes lucide, sans espoir de rémission et soucieux de mourir. Idéalement, aussi, il vérifierait que vous avez fait vos adieux, que vos affaires sont en ordre. Mais on ne vous écoeurerait pas trop avec ça parce que ce serait vous imposer des obligations que les autres mourants n’ont pas. Et au lieu de moyens barbares comme la corde au cou et le sac sur la tête, une petite piquouille vous enverrait dans les vapes et une deuxième enverrait votre esprit rejoindre ce en quoi vous croyez, y compris rien, laissant votre souffrance et votre déchéance loin derrière.

Juriste Respecté prétend qu’il subsisterait encore des meurtres par compassion parce que tous ne se qualifieraient pas pour le suicide étatique. J’imagine, mais à mon avis, les conditions énoncées plus haut engloberaient la vaste majorité des cas. Je ne sais pas pour vous, mais moi je tracerais la ligne pour exclure les personnes qui ne sont pas en mesure d’exprimer elles-mêmes leur volonté de mourir. Qui dit suicide assisté dit suicide, ce qui sous-entend une capacité de concevoir la mort, sa signification, son caractère irréversible et de la choisir comme solution.

Le cas des déprimés sévères est évidemment plus délicat. Mais je ne vois pas pourquoi l’ange de la mort avec le MD dans son titre ferait chier quelqu’un en phase terminale qui est suicidaire parce que déprimé, par opposition à un lucide qui veut mourir! Bottom line, s’il va mourir de toute façon, la marge d’erreur (tuer quelqu’un-qui-n’aurait-peut-être-pas-voulu-mourir-tout-de-suite-s’il-n’avait-pas-été-déprimé), moralement, s’assume. On n’est quand même pas pour le bourrer de Prozac et revenir voir quelques semaines après si sa perspective des choses a changé, au risque de le trouver cette fois-là incapable de s’exprimer.

En attendant, on continue de gaspiller un budget Justice déjà famélique, à poursuivre des gens qui n’ont rien fait de mal, qui n’ont été qu’une simple main à la place de celle du suicidé parce que celle du suicidé tremblait trop, était trop tordue, ne répondait plus. On va continuer, au cas par cas, les membres de la famille arrêtés, menottés, eux déjà hagards, assomés, démolis, la souffrance, le long processus judiciaire, les témoins, ah, c’est drôle, elle témoigne contre moi, je pensais qu’elle comprendrait, le cirque médiatique, les condamnations, l’hypocrisie du processus, tout ça pour des recommandations clémentes de la Couronne, des paroles charitables des juges, des vains appels au législateur (par. 177), des sentences ridicules.

Et cette image qui vaut mille mots: les gestes doux des policiers qui escortent les « meurtriers».

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Splouche, Oups

2 mai 2007

J’admets très bien qu’à l’égard d’un enfant non conçu, quand on parle encore de potentialité, de possibilité, de gamètes en tubes et d’embryonsicles, on ne puisse pas imposer la paternité – ni la maternité – à quiconque. C’est évident. Mon corps, c’est mon corps, ce n’est pas le tien et tout ça.

Mais une fois que tséveutdirahouignahan et qu’un enfant en résulte, c’est différent. Faut assumer. Or, il y a des types qui militent pour qu’un homme puisse échapper à toute responsabilité à l’égard de l’enfant qu’il a engendré. Ils exigent que l’État mette en place un mécanisme juridique qui lui permettrait de choisir de ne pas être père.

Leur argument-massue? «Puisque les femmes ont le droit de ne pas être mères en avortant, les hommes devraient avoir le même droit.»

On s’entend. Comme rien ni personne ne peut de toute façon forcer un homme à la paternité réelle (aimer le petit, s’en occuper, lui donner le vertige à jamais en le lançant dans les airs, le lâcher trop tôt en bicycle pis il se pète la gueule, etc.), ce dont il est question ici c’est d’échapper à la pension alimentaire. On passera sur le fait qu’à mon sens, c’est la nature qui a accordé aux femmes la prérogative procréatoire et que l’État ne fait que la confirmer, depuis pas très longtemps, d’ailleurs.

Non, ce qui me met en furie, c’est ce mépris de la nouvelle personne créée. Ce pauvre petit être innocent (pour l’instant). Telle Mrs Lovejoy, j’ai le goût de crier : ET LES ENFANTS?!! (Mais d’une voix moins geignarde).

Je concède que payer une pension alimentaire à un enfant jusqu’à son autonomie financière, c’est payer pas mal cher une baise inconséquente. Et que non, elles ne sont pas gentilles, les femmes qui mentent à leur conquête d’un soir en lui assurant qu’elles prennent la pilule ou qui, plus simplement, font un flo dans le dos à leur conjoint. Mais aucun enfant n’a à faire les frais de ça. Il a pas demandé à naître d’une femme égocentrique et d’un père rétif à la capote, ce flo-là!

Nos lois prévoient que tous les enfants québécois ont les mêmes droits, peu importe les circonstances de leur naissance. De plus, chaque enfant a droit à l’aide et au soutien de ses deux parents. C’est quoi, on renonce à ces principes louables en créant deux classes d’enfants non désirés par le père? Les «chanceux», dont le père aurait décidé de prendre ses responsabilités quand même, qui recevraient une pension alimentaire? Et les «malchanceux», dont le père a refusé sa paternité, qui n’auraient pas droit au soutien financier de deux personnes? La plupart des enfants de mères monoparentales vivent sous le seuil de la pauvreté même en recevant une pension alimentaire, alors on peut imaginer le portrait.

Un beau retour en 1866. À l’époque où on n’accordait aucun droit aux enfants nés hors-mariage. Le maître du domaine pouvait donc, par exemple, engrosser sa servante et s’en laver les mains, à moins de «reconnaître» l’enfant. Ce qui, vous vous en doutez, n’arrivait pas souvent.

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La casquette tue

26 avril 2007

C.Q.F.D.